Fête des lanternes (11 février)
Aujourd'hui, petite journée pour nous. Notre objectif est surtout de ne pas se rater pour assister au lâcher de lanternes qui a lieu ce soir. Après avoir mangé un bout et s'être beaucoup reposés, on part avec pas mal d'avance pour les festivités qui se déroulent dans un petit village non loin de la capitale. Après un trajet en métro et un long trajet en bus pas très agréable, route de montagne oblige, les lanternes éparses qui s'envolent déjà nous indiquent que nous sommes proches de notre but. Petite anecdote amusante, à un moment, le bus est obligé de faire un écart car il y a une lanterne en plein milieu de la route, puis, quelques mètres plus loin, nous apercevons ce qui semble être sa propriétaire courir les bras en avant pour la récupérer. Après ce spectacle burlesque, nous arrivons enfin à Pingxi.
L'organisation est assez affolante, il y a des flics partout, tout semble réglé comme du papier à musique. Les navettes arrivent et repartent les unes après les autres. Sur place, il y a un monde fou, mais l'ambiance est bon enfant. La ville se résume à une rue pleine de petits magasins, au milieu de laquelle se trouve une voie ferrée.
L'endroit est un lieu de prédilection pour l'envol des lanternes, même hors festival, mais aujourd'hui, on peut à peine circuler. De nombreuses personnes font s'envoler leur lanterne en marge du lâcher officiel pour lequel il fallait s'inscrire, et bien sûr les places sont limitées. On regarde donc, amusés, les gens préparer leur lanterne, écrire leur message, allumer la flamme qui permet l'ascension de la mini montgolfière et s'extasier en voyant celle-ci s'élever vers les cieux. Pour certains, c'est le fiasco, la lanterne prend feu à peine envolée et retombe aussitôt provoquant l'hilarité générale... On passera notre tour sur ce coup-là, pas envie de jouer des coudes pour peindre notre lanterne et faire la sempiternelle photo souvenir, avec en prime le risque de voir nos chers voeux partir en fumée...
A un moment, alors que nous sommes dans une boutique, on entend de nombreux sifflets et on voit tout le monde s'agiter. On se demande ce qui se passe et là, on hallucine. Un train arrive, et tout le monde se barre des rails. On pensait que cette ligne n'était plus utilisée, que nenni! Le train est bondé de gens venus assister au festival, tout le monde se fait coucou dans la bonne humeur! Après avoir fait les magasins du coin, et mangé quelques beignets de taro assez délicieux, nous nous dirigeons vers le lâcher principal.
La tâche est ardue, la foule est dense et on avance lentement. Nous arrivons tant bien que mal à destination et attendons. Le lâcher a enfin lieu. C'est sympa, les gens s'extasient, mais ce n'est pas dingue non plus quand on voit la mission qu'on s'est tapée pour venir... Ceci dit, c'est toujours la même chose, on fonde beaucoup trop d'attentes sur des événements qu'on idéalise avant d'y assister. On peut également se questionner sur le choix du village, qui semble plus historique que stratégique quant à la visibilité. Finalement, l'intérêt du truc, c'est autant le côté festif et bon enfant que le lâcher de lanternes en lui-même.







