(5-9 juillet) Direction Jakarta!
Ce matin, nous nous réveillons pour prendre l'avion vers l'Indonésie avec une petite appréhension. Hier, le chauffeur de taxi qui nous a amenés à l'hôtel nous a parlé d'un risque de typhon pour aujourd'hui. Selon lui, ça pourrait même duré 6 jours! Super. Si notre vol est annulé, on n'est pas dans la merde... Le chauffeur qui nous emmène à l'aéroport aborde le même sujet (apparemment, à Manille, c'est le bordel) mais bizarrement, il n'y a qu'eux qui nous parlent de typhons. Alors soit ils paniquent pour rien, soit ils s'amusent à faire peur aux gens, allez savoir... Notre avion a bel et bien décollé, et on n'a rien entendu sur de possibles problèmes météorologiques ailleurs que dans nos taxis...
Après une escale à Kuala Lumpur (Jakarta a beau être à un saut de puce des Philippines, il nous faut quand même faire un détour jusqu'en Malaisie... les affres des voies aériennes, toute une histoire...), nous voici enfin dans la capitale. Il est tard, et nous avions donc réservé un hôtel juste à côté de l'aéroport car cette ville est connue pour ses embouteillages démentiels à toute heure du jour ou de la nuit. On s'étale dans le lit bien moelleux de notre 4 étoiles (on s'est fait plaisir, ça n'est pas cher ici) sans trop savoir où nous allons demain.
Le destin décidera bien vite pour nous car les ennuis commencent. Demain, et durant les prochains jours, nous resterons dans notre chambre d'hôtel. Romain est pris d'une fièvre impressionnante et passe son temps à dormir. On apprendra plus tard qu'il a contracté la dengue (merci les moustiques d'Apo Island...). Et même si nous avions voulu bouger rapidement, ça s'annonçait difficile car nous sommes arrivés en pleine fête de fin de Ramadan. En Indonésie (c'est ici que l'on compte le plus de musulmans au monde), cela signifie jours fériés, vacances nationales, tout le monde fait la fête et se retrouve en famille, bref... aucun billet de train disponible et plein d'endroits fermés. Alors repos (je n'ai pas la forme non plus mais difficile à expliquer), et room service! Cela sera quand même l'occasion de goûter quelques plats typiques comme le nasi goreng (le plat national, du riz frit), mie goreng (des nouilles sautées), ou du soto ayam (une soupe au poulet), toujours accompagnés de chips de crevettes.
Après quelques jours, comme Romain allait un peu mieux, nous avons décidé de changer d'hôtel et de nous rapprocher de la gare dans l'espoir de pouvoir partir de Jakarta. Pour acheter des billets de trains, on peut passer par un site internet qui délivre un voucher à imprimer en gare, 1h avant le départ. Nous avons réussi à trouver des places pour partir à Yogyakarta le lendemain. Ni une ni deux, nous voilà partis à pied jusqu'à la gare pour faire l'opération. Nous avons découvert un peu de Jakarta par ce biais, sans toutefois réussir à obtenir nos tickets. Mais la chaleur et la fatigue (y'en a un qui a quand même la dengue!), nous force à prendre un tuk-tuk pour rentrer. On tient à préciser qu'on n'a aucunement vu ni subi d'embouteillages dans cette ville (peut-être en raison de la période de vacances).
La capitale indonésienne ne nous laissera pas un souvenir mémorable. Nous ne voulions pas y passer trop de temps mais avons été contraints d'y rester malgré tout sans en voir grand-chose.




