(13-16 juillet) A la poursuite des flammes bleues.

Après une courte pause à l'hôtel au retour du mont Bromo, notre minibus passe nous chercher et nous reprenons la route. Pas pour longtemps. Bien que nous ayons retrouvé le reste du groupe, le chauffeur s'arrête inexplicablement devant un hôtel sur le chemin. Il semble y avoir tergiversation autour d'un groupe de touristes. Au bout du compte, un couple de français nous rejoint donc pour l'excursion vers le Kawah Ijen.

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On nous dépose à l'agence de Probolinggo, comme à l'aller, pour changer à nouveau de minibus. Quand on a de la bienséance comme nous, on aide le chauffeur à mettre son sac sur le toit, mais on peut aussi faire comme le reste du groupe et abandonner ses bagages pour se précipiter afin d'avoir les places les plus confortables. Au final, on se retrouve avec nos compatriotes, aux places les plus ingrates, sans trop avoir la possibilité de dormir. Alors, on papote et on fait connaissance du coup. Ce sera une rencontre qui rendra la fin de l'excursion bien plus agréable!

Le trajet de bus est moins long que le précédent, et après 7h de route, nous arrivons à notre prochaine étape, un hôtel situé en plein coeur d'une plantation de café. Le lieu a l'air plutôt agréable mais pour nous, pas de tour du propriétaire. A peine avons nous la clé de la chambre en main que nous nous jetons sur le lit. Certes, il est à peine 18h, mais avec 3h de sommeil sans pouvoir dormir dans le bus, on ne se fait pas prier pour faire un somme, surtout qu'on doit se lever vers minuit cette fois!

Nous voici donc encore une fois réveillés en pleine nuit, avec un départ à 1h du matin, mais au moins, nous sommes un peu plus reposés! Le trajet a duré une bonne heure, et une fois arrivés, on rencontre notre guide qui nous distribue nos masques à gaz. Oui, on ne rigole pas ici, les vapeurs qui émanent du Kawah Ijen sont extrêmement nocives. On fait la montée du volcan sans les masques cependant, ce n'est qu'une fois arrivés au cratère qu'ils nous serviront. L'ascension dans la nuit noire est rude (surtout quand on a eu la dengue et qu'on n'a pas récupéré sa forme physique!), et a un air de pèlerinage. Tant bien que mal, nous voici arrivés au cratère où nous enfilons nos masques à gaz. L'un d'eux fonctionne mal, au point d'avoir des difficultés à respirer, mais on nous en donne un autre, plus fonctionnel. Et heureusement, car la suite du périple aurait été pratiquement impossible. Pour voir les fameuses flammes bleues, il nous faut carrément descendre dans le cratère. En pleine nuit, avec juste une petite lampe de poche de téléphone pour deux, l'opération s'avère pas mal casse-gueule, voire dangereuse... En plus, on respire moins bien avec un masque sur le visage, alors de temps en temps, on l'enlève vite fait pour se soulager un peu. Avec ou sans, on a le nez qui coule et la gorge qui pique car les fumées irritantes sont vraiment importantes, mais la protection atténue quand même les sensations désagréables. On croise de nombreux porteurs de soufre qui descendent et remontent le cratère avec des kilos de cette matière jaune sur le dos, sans aucune autre protection qu'un petit foulard. C'est révoltant de les voir travailler dans ces conditions, à slalomer entre les touristes...

Finalement, nous y voilà, au beau milieu de cet être vivant, devant un spectacle inquiétant et magique comme on n'en a jamais vu. Le coeur battant du volcan, d'où s'élèvent d'épaisses fumées, est un parterre de flammes bleues créées par les coulées de lave qui sortent des entrailles du Kawah Ijen. Notre photo ne rend pas hommage à la beauté d'un tel phénomène, mais nous garderons au fond de nous ces images irréelles, ce grondement sourd et la stupéfaction que nous avons ressentie.

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On vous met quand même une photo piquée sur internet, de très près, sur laquelle on voit bien mieux!

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On pourrait se perdre longtemps dans la contemplation de ces flammes bleues, mais nous remontons à la surface pour tenter de retrouver un air plus respirable. Le jour arrive lentement et nous partons chasser le lever du soleil de l'autre côté du cratère. En marchant le long de l'arête du volcan, nous commençons à voir le lac acide qui gît à son pied. Tâchons de ne pas trébucher!

Le soleil pointe le bout de son nez pendant que nous marchons encore. Puis, nous arrivons au niveau d'un espace plus dégagé, avec des nuages et des couleurs flamboyantes d'un côté...

... Et de l'autre, le cratère et son lac turquoise magnifique (même s'il pourrait vous faire disparaître en peu de temps!), avec en fond, de sublimes montagnes.

Plus ça s'éclaircit, plus on voit le fond du cratère et la réserve de soufre où nous étions quelques heures plus tôt.

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C'est à ce moment-là qu'on se dit qu'on a bien crapahuté et on en profite pour faire une petite séance photo souvenir!

Le reste du groupe nous attend alors on entame la descente de l'arête puis on reprend le même chemin qu'à l'aller, durant lequel on découvre de très beaux paysages. On n'en a pas autant chié sur le retour, mais descendre un chemin raide de matière sableuse, c'est pas franchement évident. Certaines personnes se font trimballées par de pauvres indonésiens dans des chariots, en montée comme en descente... No comment...

Tout le monde attend au minibus, sauf nos compatriotes qui étaient pourtant pas loin devant nous. On se demande tous où ils sont... Le chauffeur prend le volant sans faire attention que nous ne sommes pas au complet, et tandis que tous les autres papotent sans y prêter attention, on crie du fond du bus qu'il a oublié deux passagers. Il fait demi-tour alors que les pauvres arrivent en courant... C'était moins une! Le bus repart pour Banyuwangi, où nous devons prendre le bateau pour Bali. Nos deux acolytes nous quittent sur le chemin vers le port. Cette partie du voyage était comprise dans notre package et ça a été la partie la plus longue de notre journée. Nous sommes les premiers arrivés, mais on nous fait poireauter très longtemps sur un trottoir à attendre les nombreux autres groupes d'autres tours qui ont choisi le même type de formule. Tant qu'à faire, ils nous fourrent tous dans le même bateau...tout ce qu'on aime... On préfère définitivement faire les choses par nous-mêmes, ça nous évite les regroupements de touristes et quelques attentes interminables.

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Enfin, un mec vient nous chercher (apparemment, tout le monde est enfin arrivé!), et on part à pied, à la queue leu leu, vers le port qui est à 5 minutes (y'a plus qu'à se tenir la main deux par deux, et on fait un joli groupe scolaire!). On attend encore un bon moment pour monter dans l'embarcation, mais la traversée est courte. Une fois sur Bali, on doit décider si l'on va au sud, vers Kuta (zone touristique par excellence) ou au nord, vers Lovina. Notre choix est vite fait bien sûr! On monte dans un minibus bourré de moustiques, où il fait 40 degrés, qui met encore une fois 30 ans à démarrer, puis on part à la découverte de Bali par la route. Les paysages sont sympas, même s'ils ont un petit air de déjà-vu, on croise une plage remplie de singes, puis on arrive. A peine descendus du véhicule, on nous saute dessus pour nous vendre des chambres d'hôtel. Merci mais on sait où on va... On part à pied vers notre hôtel aperçu sur le chemin et on peut enfin poser bagage. Ce périple se termine enfin. Nous regrettons la façon dont on l'a fait, et nous sommes sur les rotules, mais nous sommes ravis d'avoir approché de près ces deux spectaculaires volcans. C'est une expérience inoubliable!

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