(4-18 juin) Tokyo, panorama de quartiers.
Nous quittons enfin Kyoto, et après un savoureux bento dégusté dans le train, nous arrivons enfin à la ville tant attendue, tant fantasmée, Tokyo. Nous y passerons 2 semaines, Rémi et mon père beaucoup moins. C’est immense, il y a foule (c'est la 2ème ville la plus peuplée du monde après Mexico). Le métro n’est pas simple, par contre pas un bruit à l’intérieur même quand il est bondé.
Les prix des hôtels étant bien déraisonnables, Virginie et moi utiliserons une fois de plus airbnb. Nous aurons ainsi l’occasion de loger dans des coins bien plus calmes que Shinjuku ou Shibuya et de voir un autre aspect de la vie tokyoïte.
Quiconque vient à Tokyo passe forcément à un moment ou un autre dans un de ces deux quartiers. Pourquoi? Car leurs gares sont de véritables carrefours, pour le train comme pour le métro, et déversent chaque jour des vagues sans fin de passagers.
Nous arrivons d'ailleurs à Shinjuku, jetés dans un océan de néons et de buildings. Cependant, il est possible de trouver des ruelles remplies de pachinkos et de petits restos pas chers (on y trouve d'ailleurs la rue des yakitoris...).
Shibuya est quant à lui un quartier de shopping où l’on trouve bon nombre de magasins de vêtements ou de souvenirs. Dès la sortie de la gare, nous sommes plongés dans la foule qui nous porte sur le carrefour le plus grand du monde!
Comme partout au Japon, on peut traverser en diagonale. Mais ne vous avisez pas de traverser si c'est rouge vu la taille du carrefour en question!
Autre point d'intérêt de ce quartier, la statue de Hachiko. Ce chien est devenu célèbre car il continuait à attendre son maître à la gare de Shibuya, tous les jours, 10 ans après la mort de celui-ci. Une statue a été érigée en sa mémoire (oui, il a fini par rejoindre son maître adoré), et c'est devenu un point de rendez-vous très fréquenté par les habitants.
Non loin de là, Harajuku dévoile un côté plus alternatif. Du shopping certes, mais qui vise plus une clientèle ado. On trouve un tas de fringues originales dans les boutiques…à l’image de la population qui fréquente ce quartier. En effet, c’est le coin où viennent parader les cosplays. Les fans de mangas enfilent les costumes de leurs personnages préférés et se retrouvent par ici, surtout le dimanche. On avoue qu’on a un peu été déçus car ils n’étaient pas bien nombreux quand nous y sommes allés, mais c’est toujours agréable de se promener dans un endroit où l’on sent une grande tolérance au regard du style de chacun.
De plus, le quartier abrite un parc et un temple bien agréable. Il y avait une cérémonie de mariage quand nous nous y sommes rendus.

On a également bien rigolé en voyant les tonneaux de vins français à côté des traditionnels tonneaux de saké qui sont toujours présents à l'entrée des temples. (Mention spéciale à Pierre Bourée, encore un qui porte bien son nom!)
Un des quartiers vers lequel nous nous sommes précipités, Akihabara. Pour tout ce qui concerne les mangas, jeux vidéos, ou informatique, c'est là.
Enfin, disons que c'est le quartier le plus représentatif de cette "culture geek" car on trouve beaucoup de magasins de goodies dans tout Tokyo. Mais ici, toutes les boutiques sont dédiées aux figurines et autres merveilles (ainsi que tous les trucs d'ordinateurs, mais c'est moins fun de faire les rayons des cartes mères et autres claviers ou câbles!) Et on peut dire qu'on y a passé du temps car certaines sont quasi-labyrinthiques, et on tombe parfois sur des trucs WTF (insolite) ! On peut même y trouver un magasin retrogaming qui renferme des trésors, type vieilles consoles et merchandising à l'ancienne.
Autre particularité du quartier, les maids. Ces jeunes filles (parfois vraiment très jeunes...) vêtues généralement en soubrette, ou bien avec d'autres costumes, vous abordent dans la rue pour vous emmener dans les cafés pour lesquels elles travaillent. Rien de pervers là-dedans, mais semblerait-il une expérience originale. On n'a pas testé, mais on aurait bien fait le maid café Super Mario Bros!
On peut reprocher à Akihabara d'offrir une ambiance un peu trop masculine... L'équivalent pour les filles se trouve à Ikebukuro, un autre quartier qu'on a bien apprécié. Son emblème: la chouette!
On aurait tendance à l'oublier, mais Tokyo est au bord de la mer. On y trouve donc un énorme marché au poissons, le plus grand du monde en terme de vente en gros. Bien sûr, ces halles où l'on vend des thons énormes, ainsi que la criée, ne se visitent pas aisément. Il faut se lever aux aurores et seul un tout petit nombre de visiteurs a le droit de rentrer. Nous nous contenterons de nous balader dans les allées ouvertes au public, et surtout, nous irons goûter les sushis les plus frais que l'on puisse trouver!!
Pour les amateurs de cuisine, le quartier où il faut absolument se rendre, c'est Kappabashi.
Nous avons arpenté la rue principale dans laquelle se succèdent les magasins d'ustensiles de cuisine en tout genre, ainsi que les boutiques de fausse nourriture. C'est ici le coin pour apprendre à faire ces faux plats qui ornent les devantures des restaurants ou en acheter en souvenir!
Quand la frénésie de Tokyo a commencé à nous fatiguer un peu, nous avons pris un train pour nous éloigner du coeur de la ville. Et bien qu'on soit encore dans la capitale, nous avons découvert un quartier plein de charme, sans buildings, où l'on peut se balader dans des rues piétonnes remplies de friperies et de petites boutiques originales.
Dans le même coin, nous avons visité le temple de Gotoku-ji, où est né le Maneki-neko, ce fameux chat levant la patte, signe de bonne augure. Il y en avait un nombre incroyable, et nous avons nous aussi amené notre chat à l'édifice (on peut en acheter un et le placer comme offrande avec les autres) Puisqu'on parle de temples, vous vous dites peut-être que Tokyo n'est pas une ville qui donne envie de ce genre de visites. Effectivement, ça n'était pas notre priorité ici, mais nous en avons quand même vu quelques uns. Nous ne pouvions pas passer à côté du principal temple de la ville, le Senso-ji, dans le quartier d'Asakusa. Par chance, il y avait une cérémonie lorsque nous sommes arrivés, et on peut dire que les chants et les tambours apportaient une note encore plus mystique à l'endroit. Juste à côté, quelques stands de nourriture où nous avons goûté une brochette de crabe. Asakusa est un quartier où il fait bon se promener, on tombe sur des temples cachés, on y croise parfois des mariés, et c'est définitivement paisible comparativement au reste de la ville. Le quartier de Minato compte lui aussi quelques arrêts spirituels intéressants. Le temple des 47 ronins, Sengaku-ji, est cependant peu fréquenté. On y trouve pourtant les tombes des samouraïs et de leur maître. Pour la petite histoire, deux daimyos (seigneurs) se sont battus dans l'enceinte du palais du Shogun. Comme c'était interdit, Asano, celui qui avait été provoqué et avait blessé Kira, a dû accomplir le seppuku (suicide rituel). Pour venger la mort de leur maître, les 47 samouraïs, devenus des ronins, ont tué Kira, puis ont également été condamnés au seppuku. Même si la visite était courte, nous sommes contents d'avoir fait le détour du fait de son aspect historique. Juste à côté de la Tokyo tower, sorte de tour Eiffel japonaise, on trouve le Zojo-ji, le temple des cérémonies bouddhistes. Pas de cérémonie quand nous y sommes allés, mais un jardin rempli de statues d'enfants tenant des éoliennes, atypique. Pour finir, nous avons bien apprécié le quartier d'Ueno, avec son parc énorme qu'on a en fait à peine survolé!
A côté, on peut se rendre au marché Ameyoko. C'est un des seuls endroits que nous avons pu voir où l'on peut manger sur des stands de street food, comme dans la plupart des marchés asiatiques. Nous, on s'est fait un chirashi, du poisson cru sur un lit de riz.
Nous développerons dans de prochains articles les différentes activités que nous avons pu faire autour de la culture, de la gastronomie ou juste du divertissement!


















































